Chenilles processionnaires

Un fléau durablement implanté sur notre territoire. Une lutte sur le long terme.
TOUT LE MONDE EST CONCERNÉ ET DOIT AGIR !


Les chenilles processionnaires font désormais partie du paysage sur Limours. Elles tirent leur nom de leurs déplacements réalisés les unes derrière les autres, attaquent notamment les pins et les chênes. Elles se nourrissent des feuilles de l’arbre, ce qui l’affaiblit et le rend plus sensible aux maladies.

Ces larves sont issues d’un papillon de nuit qui éclot durant l’été. C’est à cette période que la mise en place de pièges à phéromones permet de limiter la population. Une fois fécondée, la femelle va pondre ses œufs en rang sur une branche située en hauteur. Ces œufs vont éclore entre août et octobre, et les chenilles vont se nourrir et évoluer jusqu’à l’hiver. À ce stade, les principaux signes sont des touffes de feuilles jaunissantes avant l’automne. Elles font le régal des mésanges, leur principal prédateur naturel.

Pour passer l’hiver, les groupes de chenilles forment un cocon de soie qui leur permet de rester au chaud la journée. Elles en sortent la nuit pour s’alimenter. C’est la bonne saison pour l’échenillage (destruction des chenilles) des nids de processionnaires du pin. Ce sera au printemps pour les processionnaires du chêne. Les différentes techniques utilisées pour l’échenillage, ne peuvent se faire que par des entreprises spécialisées.

Ces interventions sont de la responsabilité du propriétaire du terrain sur lequel se trouve l’arbre concerné.

À partir du printemps et jusqu’à juin, les chenilles vont continuer de s’alimenter puis vont s’enterrer au pied de l’arbre. À cette époque de l’année les chenilles sont porteuses de poils urticants, qu’elles sont capables d’éjecter en cas de danger. Ces poils restent actifs pendant plus d’une année, et peuvent être dispersés par le vent ou la simple tonte de gazon. Ils peuvent provoquer des réactions allergiques importantes pour les humains mais également être un danger pour les animaux domestiques. Les chenilles terminent ensuite leur transformation en sous-sol jusqu’au début de l’été.

Les moyens de lutte accessibles à tous

• La mésange étant un prédateur de choix, l’installation de nichoirs, idéalement avant la fin de l’hiver, est une approche efficace allant dans le sens de la biodiversité. Un nichoir présentant une ouverture de 25 à 28 mm attirera la mésange bleue. Un nichoir avec une ouverture de 28 à 33 mm attirera la mésange charbonnière. Le nichoir doit être installé à l’abri du vent dominant, solidement fixé, à au moins 2m de hauteur, le long du tronc ou d’une grosse branche. Il est conseillé de le protéger des félins et autres prédateurs. Lors de la couvée, la consommation par les oiseaux peut atteindre 500 chenilles par jour.

• Dès le début du printemps, des pièges mécaniques sont utilisables, sous forme de poches plastiques fixées au tronc et ne permettant pas aux chenilles d’en sortir. Ce moyen d’action n’est applicable qu’aux processionnaires du pin.

TOUT LE MONDE EST CONCERNÉ ET DOIT AGIR !

Pour appuyer la responsabilité de chacun, la commune a pris un arrêté spécifique visant l’élimination des chenilles processionnaires.

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Arrêté du maire visant l’élimination des chenilles processionnaires